RPS - COVID

Confinement

Cette pandémie modifie nos relations au travail, mais aussi nos relations interpersonnelles et sociales. Ce risque si particulier d'une contamination génère des Risques Psycho-Sociaux nouveaux au sein des entreprises, qu'elles comptent des centaines de salariés ou seulement quelques-uns

Si les gestes barrières tels que la désinfection des mains, tousser dans sa manche, utiliser des mouchoirs uniques, le port du masque et la distanciation sociale réduisent le danger d'être contaminé ou de contaminer les personnes autour de nous, cela n'en réduit pas les conséquences psychologiques. La peur, l'anxiété, des crises d'angoisse, des réactions phobiques, des TOCs de nettoyage, du stress, de la déprime, voire de la dépression peuvent surgir chez certains collaborateurs.

De son côté, si le télétravail est visiblement souhaitable pour réduire le risque de contamination, il peut néanmoins contribuer à augmenter les risques psychosociaux par la baisse des interactions sociales, voire l'isolement qu'il peut produire. Sans oublier les entorses qui peuvent être faite au Droit à la déconnexion pourtant essentielle au maintien de l'équilibre vie professionnelle/personnelle (L-4222-17) et donc la prévention de RPS. Le télétravail doit alors être organisé à partir de critères de réalisation du travail, mais il doit aussi faire respecter les temps de repos, et prendre en compte la question des interactions sociales, facteurs de Risques Psycho-Sociaux. 

Face à cette pandémie majeure et inédite qui impacte fortement toute notre société, les entreprises ont pour mission de prévenir de tels risques, pour le bien de leurs salariés, mais aussi pour celui de l'entreprise elle-même ! C'est à la fois ce que nous disent le code du travail (L-4121-1), et le bon sens commun. 

Or, la prévention s'articule habituellement en 3 axes : prévention primaire, secondaire et tertiaire. Primaire avant l'exposition au risque. Secondaire quand le danger est faible mais présent, et tertiaire quand le dommage a eu lieu.

 

Par exemple, dans le cas du tabagisme, la prévention primaire serait chez les enfants et adolescents avant leur première éventuelle consommation de tabac. La prévention secondaire serait chez des fumeurs occasionnels ou réguliers mais à faible quantité, donc avec un danger faible et encore sans dommage. Et la prévention tertiaire serait pour les fumeur réguliers et à quantité importante, présentant une dépendance physique et/ou psychique et/ou comportementale vis à vis de la nicotine, voire des signes de cliniques de lésions dues au tabagisme.

 

Dans le cas du COVID-19, ces références en matière de prévention ne tiennent plus car on ne peut pas se permettre d'être seulement "un peu" contaminé, ou juste "un peu" positif au COVID, comme on pourrait seulement fumer "un peu" ou juste "de temps en temps"... L'impact psychique n'en est que plus fort car la rencontre avec ce virus représente immédiatement un danger pour soi ou les autres que l'on risque de contaminer. 

Le soutien psychologique face aux RPS est très généralement de la prévention tertiaire : une ligne téléphonique psy quand on subit du harcèlement, ou après un évènement grave, une intervention après l'arrivée du dommage. Ce soutien psychologique nécessaire s'active généralement après l'échec de la prévention primaire et secondaire, une fois le dommage arrivé. Avec le COVID, il faut basculer l'action psy sur la prévention primaire, pour prévenir les dommages psycho-sociaux encourus, plutôt que d'y travailler seulement une fois la souffrance psychique arrivée. Cela permettra aux équipes de rester le plus performant possible. 

 

Pour ce faire, il faut agir de façon collective pour maintenir la cohésion et la dynamique des entreprises, et si besoin de façon individuelle et ponctuelle pour certains collaborateurs. Le cabinet EVIMERIA vous conseille de décliner cette prévention en 5 actions qu'il est possible de faire à la carte, selon les besoins spécifiques de chaque entreprise : 

  1. La première action est une mise en conformité du Document Unique d'Evaluation des Risques (R-4121-1) en réponse aux exigences du Droit du Travail. L'absence de mise à jour de façon approfondie et précise expose le chef d'entreprise à de lourdes sanctions. Pour en savoir plus, lire cet article : DUER et COVID. D'autant si des cas de COVID sont déclarés parmi les salariés sous forme de cluster dans l'entreprise car l'entreprise pourrait être tenue comme responsable d'un manque de protection de ses salariés. 

  2. La seconde action est pour les entreprises concernées par le télétravail. Il faut formaliser un accord d'entreprise sur le télétravail. L'accompagnement par un spécialiste des Risques Psycho-Sociaux est un avantage notable car l'organisation du télétravail ne doit pas non plus générer des RPS en voulant en éviter d'autres. Là aussi, l'entreprise pourrait être tenue pour responsable d'avoir mal organisé le télétravail et produit des dommages psycho-sociaux. Or, le premier confinement a montré une augmentation des RPS du fait d'un manque d'encadrement dans l'organisation du travail. Il ne s'agit donc pas seulement de vouloir bien faire, mais de faire bien. 

  3. La troisième action est de proposer un moment de soutien psychologique collectif pour suivre au plus près les équipes. Sur site ou à distance, cela permet de prévenir toute baisse de la motivation, de l'engagement dans les missions confiées aux collaborateurs. Côté RPS, cela permet d'établir un baromètre des équipes pour agir le cas échéant, afin de veiller au maximum à la protection de leur santé psychique liée au travail, dont l'employeur est le garant. La confidentialité dans chaque groupe est primordiale. 

  4. La quatrième action est un soutien psychologique individuel et ponctuel auprès des collaborateurs les plus exposés, ou les plus fragilisés. La confidentialité de ces entretiens est totale. 

  5. Enfin, pour les magasins et entreprises ayant dû suspendre l'activité d'une partie ou de la totalité de leurs équipes pendant le confinement, un temps de débriefing supervisé est vivement conseillé pour que chacun puisse s'exprimer sur ses ressentis professionnels pendant le confinement et après celui-ci. Le mettre en place avant la reprise, en visio permettra aussi d'aborder la reprise avec plus de sérénité. 

Si vous avez besoin d'être accompagnés dans ces mesures de prévention des RPS liés au COVID, prenez contact avec Sébastien VAUMORON :

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